MOSCARDO (Lodovico, comte de Vérone)

Lot 48
5 000 - 6 000 €
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MOSCARDO (Lodovico, comte de Vérone)


Note overo memorie del museo di Lodovico Moscardo nobile veronese. Padoue, Paolo Frambotto, 1656. In-folio, veau granité, dos orné, tranches mouchetées de rouge (Reliure de l'époque).
Édition originale de ce bel ouvrage, description de l'un des plus beaux cabinets de curiosités du xviie siècle.
Le comte Lodovico Moscardo (1611-1681), collectionneur véronais, héritier de cette tradition d'antiquaires inaugurée au début du XVIIe siècle par le Danois Ole Worm, y inventorie et décrit les naturalia et artificiosa qui composent son cabinet personnel: monnaies, idoles, figures votives, minéraux, pierres, dessins, etc. Il contribua au rayonnement de son musée en faisant l'acquisition de la célèbre collection de curiosités naturelles de son compatriote Francesco Calzolari le jeune, ainsi que par la publication de ce catalogue.
Au sujet de la vogue des cabinets de curiosités, lire Jammes, Cabinets de curiosités, collections, collectionneurs (1997), et Pomian, Collectionneurs, amateurs et curieux (1987).
L'illustration, gravée en taille-douce par Alberto Pasi, artiste véronais, se compose d'un frontispice allégorique et de plus de 100 figures disposées dans le texte, représentant des animaux, des minéraux, des objets archéologiques, etc. Les figures priapiques, p. 50, souvent mutilées, sont intactes dans cet exemplaire.
Une deuxième édition en partie originale, augmentée d'une seconde partie et de figures sur bois concernant de nouveaux achats d'antiquités, verra le jour en 1672.
Exemplaire de Nicolas-Joseph Foucault (1643-1721), avec son ex-libris armorié gravé.
Avocat de formation, Foucault fut conseiller au Parlement de Paris, conseiller d'État sous Louis XIV et exerça la charge d'intendant dans les généralités de Montauban, de Pau, de Poitiers et de Caen. En 1678, il négocia pour le compte de Colbert l'acquisition des manuscrits de l'abbaye de Moissac. D'une grande érudition et possédant un goût certain pour l'histoire et l'archéologie régionales, il constitua l'un des plus beaux cabinets du royaume et une bibliothèque sur l'histoire de France. Sa riche collection numismatique comptait pas moins de quinze mille monnaies lorsqu'il décida de s'en séparer en 1708.
De la bibliothèque des comtes de Macclesfield, avec ex-libris et petit cachet à froid de la North Library (1860).
Manque la coiffe de tête, frottements en queue.
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