Ɵ Masque mvai, Moyen Sépik, peuple Iatmul,…

Lot 28
30 000 - 50 000 €
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Résultat: 33 850 €

Ɵ Masque mvai, Moyen Sépik, peuple Iatmul,…

Ɵ Masque mvai, Moyen Sépik, peuple Iatmul, Papouasie Nouvelle-Guinée
Bois, pigments
H. 62,9 cm - L. 11,7 cm - P. 8,3 cm
Mvai mask, Middle Sepik, Iatmul people, Papua New Guinea H. 24.41 in- W. 4.33 in - D. 3.15 in
Provenance:
- Ancienne collection Philippe Audoin, Paris
- Vente Loudmer, Paris, 25 juin 1992, lot 105
- Collection privée, acquis lors de cette vente
Long et élégant masque, percé à son sommet et sous la bouche de trous d'attaches présentant d'anciennes usures, que mettent en valeur deux longs appendices prolongeant le nez et le menton qui se rejoignent et portent un corps d'oiseau aux ailes repliées dont la tête prolonge le masque et fait penser à l'aigle pêcheur ngawi, très important dans la mythologie Iatmul.
Le visage fortement convexe présente des yeux étroits et en retrait sous des arcades sourcilières très proéminentes. Il est recouvert d'un décor fait de pigments rouges et blancs selon les motifs faciaux traditionnels. Pour Brigitta Hauser-Schäublin(1), ce type de masque dont la sculpture est plus en relief et donc dynamique, vient de chez les Nyaura, les Iatmuls de l'Ouest.
Ces masques pourraient représenter le grand ancêtre mythique Moiem des Iatmul. Ils peuvent se produire par deux, trois ou en groupe, symbolisant le frère et/ou la soeur dont ils représentent les clans rassemblés dans la grande maison cérémonielle. Les costumes sont faits d'une longue jupe de fibres végétales qui recouvre le corps des danseurs, le masque lui-même est surmonté de feuilles de sagoutier, dont Moiem serait le créateur, à l'origine du clan totémique. Quant aux danseurs, ce sont souvent de jeunes initiés qui créent les costumes en symbiose avec le masque qui disparait sous les ornements. La danse évolue à un rythme lent car les yeux de ces masques ne sont pas percés et les danseurs ne voient qu'à travers le costume enveloppant le masque qui disparait un peu sous les ornements.
Bibliographie:
- (1)Hauser-Schäublin, 1977/81
- Heinz Kelm, Kunst vom Sepik, tome 1, Museum für Völkerkunde, Berlin, 1966, vol. 1, n°93/94
- Anthony Meyer, Art Océanien, Editions Könemann, Cologne, 1995
- Barbier Mueller, Ombres de Nouvelles Guinée, Arts de la grande île d'Océanie dans les collections Barbier-Mueller, Musée Barbier-Mueller, Genève, 2006
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