Lot 37
4 000 - 6 000 €

BAUDELAIRE (Charles).

Les Fleurs du Mal. Paris, Poulet-Malassis et De Broise, 1861. In-12, demi-maroquin brun avec coins, dos orné de filets dorés dans les compartiments, non rogné, couverture et dos (Canape).
Seconde édition, augmentée de 35 poèmes nouveaux. Baudelaire a dédié cette nouvelle édition, comme la première, de ses «fleurs maladives» à son ami Théophile Gautier, poète impeccable, au parfait magicien ès lettres françaises.
Portrait de l'auteur dessiné et gravé à l'eau-forte par Félix Bracquemond, épreuve ici tirée sur fond chamois.
Exemplaire offert à Aurélien Scholl, avec cet envoi autographe au crayon sur le faux-titre: à Aurélien Scholl
Bonne amitié
C.B.
Il est enrichi de 3 gravures originales, composées par Bracquemond pour cette édition:
- la très rare eau-forte refusée pour le frontispice, représentant les sept péchés capitaux symbolisés par sept plantes, avec le squelette en position de crucifié.
- une épreuve d'un premier état non décrit de ce frontispice, état avant le squelette, peut-être unique (provenance: vente Roger Marx, 27 avril 1914, n° 148).
- une épreuve du portrait de Baudelaire, en premier état.
Aurélien Scholl (1833-1902), journaliste et romancier, a été représenté aux côtés de Baudelaire, Théophile Gautier, Fantin-Latour, Zacharie Astruc ou encore Offenbach dans le tableau peint par Manet vers 1861, La Musique aux Tuileries. Il dirigea notamment le Nain jaune, journal fondé en 1863 et dans lequel Baudelaire voulut un temps publier Le Peintre de la modernité. On lui doit également, en mars 1862, le récit dans Le Figaro de l'entrevue de Baudelaire avec Abel Villemain pour sa candidature avortée à l'Académie.
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