SCEPTRE TSHOKWÉ, STYLE PAYS MOXICO, ANGOLA…

Lot 28
280 000 - 350 000 €

SCEPTRE TSHOKWÉ, STYLE PAYS MOXICO, ANGOLA…

SCEPTRE TSHOKWÉ, STYLE PAYS MOXICO, ANGOLA
Bois
H. 42 cm
CHOKWE SCEPTER, MOXICO STYLE, ANGOLA
H. 16.53 in

Provenance:
- Collection Charles Ratton, avant 1930, Paris
- Collection Guy Ladrière, Paris
- Collection Alain de Monbrison, Paris
- Collection Béatrice et Patrick Caput, Paris

Publication:
- Jean Maes et Henri Lavachery, L'Art nègre à l'exposition du Palais des Beaux-Arts, 1930, pl.37
- Walker Evans, African Negro Art: Photographs by Walker Evans, 1936, pl.469 et 470
- Werner Schmalenbach, L'Art Nègre, 1953, p.163, fig.143
- Margaret Plass, African Tribal Sculpture, 1956, n°38A
- Hélène et Henri Kamer, Arts d'Afrique et d'Océanie, 1957, fig.306
- Marie-Louise Bastin, La sculpture Tshokwe, 1982, p.198, fig.117
- Catalogue «Galerie Monbrison», 2009
- Patrick Caput et Valentine Plisnier, Arts d'Afrique. Portraits d'une collection, 2016, p.62-65

Exposition:
- Bruxelles, Palais des Beaux-Arts, Arts nègre
- Les arts anciens de l'Afrique noire, novembre - décembre 1930, n°608 du catalogue
- Paris, chez Louis Carré, 2bis Villa Guibert, Sculptures et objets: Afrique noire, Amérique ancienne, Mélanésie, Polynésie, exposition de MM. Charles Ratton et Louis Carré, juillet 1933
- New York, The Museum of Modern Art, African Negro Art, 18 mars - 19 mai 1935, n°590 du catalogue
- Philadelphie, University Museum, African Tribal Sculpture, avril - septembre 1956, n°38A du catalogue
- Cannes, Palais Miramar, Arts d'Afrique et d'Océanie, juillet - septembre 1957, n°306 du catalogue
- Paris, Galerie Monbrison, Parcours des Mondes, septembre 2009

Recherches effectuées par Jean-Louis Paudrat.

Le 15 novembre 1927, Charles Ratton découvrait un très beau sceptre Tshokwé, publié deux ans plus tard par Adolphe Basler dans L'Art chez les Peuples Primitifs. Vraisemblablement sensible à cette esthétique, il en acquit un second, avant 1930, d'une fantaisie époustouflante. Présenté lors des grandes expositions du XXe siècle, le personnage se fond ici magnifiquement dans l'architectonie du bâton. Sa tête, taillée avec une finesse remarquable, est couronnée d'une imposante coiffe cheffale traditionnelle appelée mutwe wa kayanda. Cet attribut témoigne avec force du pouvoir et de la puissance de son détenteur. Le visage présente une surprenante solennité, chaque détail anatomique étant traité avec soin.
L'exceptionnelle dynamique de ses lignes et la volupté de ses formes inscrivent cet objet au sein d'un étroit corpus. Ces détails relèvent en effet d'un illustre atelier: l'Ecole de Moxico, capitale de la région du haut Zambèze où furent sculptés les objets d'apparat Tshokwé les plus puissants et les plus aboutis au XVIIIe et XIXe siècle.
Seuls quatre sceptres - présentant une telle stylisation du corps - sont connus à ce jour. Hormis celui que nous présentons aujourd'hui, ils sont tous conservés dans des institutions prestigieuses, à savoir le British Museum (inv. 1949 AF33-1), l'Ethnologisches Museum de Berlin (inv. IIIC778) et le Musée d'Ethnographie de Genève (inv. ETHAF 031244).
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