GUINTER D'ANDERNACH (Johannes)

Lot 86
4 000 - 5 000 €

GUINTER D'ANDERNACH (Johannes)

Instruction tresutile, par laquelle un chacun se pourra maintenir en santé, tant au temps de peste, comme en autre temps. Imprimé à Argentine, au Pélican [Strasbourg], 1547. In-8, maroquin rouge, double encadrement de triples filets dorés joints aux angles, cartouche doré au centre avec médaillon en réserve, dos lisse orné, roulette intérieure, tranches dorées (Reliure moderne dans le goût de l'époque).
Seconde édition en français, traduite par l'auteur lui-même d'après son livre De victus & medicinae ratione, cum alio, tum pestilentiae tempore observanda paru à Strasbourg en 1542. Une première traduction avait paru à Poitiers en 1544, due à Antoine Pierre de Rieux, sous le titre Le Régime de vivre & de prendre médecine.
Traité de diététique offrant des remèdes contre la peste, composé par le maitre de Vésale, Johannes Guinter d'Andernach (ou Johannes Winter; Jean Gonthier en français), médecin, philologue et traducteur de Galien et d'Hippocrate, né en Allemagne en 1505 et mort à Strasbourg en 1574. Professeur d'anatomie à la faculté de médecine de Paris, Guinter eut également comme élève et prosecteur Michel Servet; François Ier, qui le tenait en estime, le nomma même médecin du roi. Comme médecin de la peste il eut à coeur de lutter de son mieux contre cette maladie. Il en annonça le mécanisme de transmission et préconisa des mesures prophylactiques dont, encore aujourd'hui, nous reconnaissons la valeur (cf. Dr. Suzanne Wust, Le docteur Jean Guinter d'Andernach, médecin strasbourgeois, de la Renaissance et la Peste, 1987).
L'ouvrage contient des passages sur les régimes de viandes, de poissons, les oeufs, les produits laitiers, les fruits et légumes, le pain, le vin, etc. Parmi les remèdes pour lutter contre la peste, l'auteur conseille les saignées, la purgation, etc.
Très rare édition de Strasbourg, imprimée en caractères romains. Le nom de l'imprimeur, sis à l'enseigne du Pélican, demeure incertain même si les noms de Rémi Guédon, Bernard Jobin ou encore Wendelin Rihel ont été proposés. C'est l'une des quelques impressions en langue française données dans la cité alsacienne au XVIe siècle, les publications strasbourgeoises de cette époque étant majoritairement en latin et en allemand (cf. Paul Lacroix, «Recherches sur les livres français imprimés à Strasbourg...» in Recherches bibliographiques sur des livres rares et curieux, 1880, pp. 94-100).
Restauration angulaire au titre et au feuillet suivant.
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