Ɵ Antilope tji wara Bamana, Mali Bois mi-dur…

Lot 36
80 000 - 100 000 €
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Résultat: 159 540 €

Ɵ Antilope tji wara Bamana, Mali Bois mi-dur…

Ɵ Antilope tji wara Bamana, Mali
Bois mi-dur à patine brune, laiton
H. 112,5 cm

Provenance:
- Ancienne collection Gaston de Havenon, New York
- Étude de Quay-Lombrail, Collection Gaston de Havenon, Paris, 30 juin 1994, reproduite sous le lot 12
- Collection privée

Exposition:
- Antelopes and Queens - Bambara Sculpture from the Western Sudan, The Museum of Primitive Art, New York, 17 février - 8 mai 1960
- African Art - The de Havenon Collection, Museum of African Art, Smithsonian Institution, Washington DC, mai 1971
- The Inner Eye: Vision and Transcendence in African Arts, LACMA, 26 février - 9 juillet 2017

Reproduction:
- Robert Goldwater, Bambara sculpture from the Western Sudan, New York, The Museum of Primitive Art, 1960, page 36, n° 48
- Robin Warren, African Art: The de Havenon collection, Washington DC, Museum of African Art, 1971, n° 38
- Tribal Art Magazine, Eté 2017, n° 84, article de Polly et Nooter, The Inner Eye: Vision and Transcendence in African Arts, reproduit sur une photographie d'ensemble de l'exposition, page 88

De dimensions importantes, ce très bel exemplaire tji wara représente une antilope hippotrague à l'ample arête dorsale décrite en courbe dentelée et ajourée, décrivant l'encolure et la crinière de l'animal. La tête effilée est élégante, et surmontée d'oreilles allongées, traitées au travers du même vocabulaire plastique que les longues cornes recourbées, quant à elles, vers l'arrière, et indiquant le caractère masculin de ce cimier.
Le corps, traité en un sobre trapèze, repose sur une base plane et angulaire, la simplicité de cet élément liée à sa dissimulation sous un équipement d'étoffes et de fibres lors des festivités rituelles.
Parachevant la sophistication de la composition, un placage de laiton vient orner par lamelles verticales et horizontales l'ensemble du « visage ».
La majesté, le caractère altier, élancé de cette oeuvre, participent à cette vision dynamique d'un animal en mouvement, dansant littéralement sous nos yeux.
Associés aux passages de grade, les cimiers tji wara sont liés à la cinquième société initiatique, et célèbrent la fertilité de la terre. La mythologie
Bamana évoque ainsi à l'origine la transmission aux hommes d'une céréale, et plus largement de la culture, par une hippotrague mâle.
Cet exemplaire est à rapprocher de ceux étudiés par Dominique Zahan planches 7 et 8 (notamment fig. IM 17) de son célèbre ouvrage.
Très bel exemplaire du type à l'ancienneté manifeste, et au pedigree historique.
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